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Date de création : 01.07.2010
Dernière mise à jour :
26.11.2011
95 articles

Au bout de la nuit
Sur la lune timide et blême danse un voile.
Mes yeux rougis et fatigués par les sanglots
Ne s’ouvrent déjà plus aux éclats des étoiles.
Je vacille comme la flamme d’un falot
Qu’un vent de tempête giflerait sans pitié.
Quelque part, au bout de la nuit, un cri s’élève.
Est-ce une bête agonisante ou un nouveau-né ?
Peut-être n’est-ce que moi au milieu de mon rêve !
Plus rien n’est réel, ni les formes, ni leurs ombres.
Ta silhouette floue envahit ma vision.
Mes morts marchent à tes côtés et en grand nombre.
Leurs mains froides et maigres cherchent ma raison ?
A nouveau, au loin, résonne ce cri d’effroi.
Des réverbères aux rayons ocre s’alignent
Au milieu de nulle part pour un chemin de croix
Dont je suis l’unique fidèle qui se signe.
Au devant du cortège, tes doux cheveux d’or
Volent au vent glacial. Ta voix soudain m’appelle.
Le voile de brume descend, je ne vois pas ton corps.
Ce cri terrifiant encore une fois m’ensorcelle.
Un tambour, je ne sais où, scande cette marche.
Sont-ce les aiguilles de l’horloge ou bien mon cœur ?
Soudain, tout se tait et la lune bleue se cache.
Tu n’es pas là ! Je suis seule avec ma douleur.
Sur la lune timide et blême danse un voile;
Du ciel impuissant se sont enfuies les étoiles.
Tout devient réel. Ce n’était donc pas un rêve,
Cette vision funeste où je marche sans trêve.
Mes yeux las sont ouverts malgré les sanglots.
Je vacille et me laisse envahir par leurs flots.
Le vent a suspendu son souffle dans la nuit.
Sans toi, je suis perdue ; sans toi, l'agonie.
Arwen Gernak - 2006
Illustration: image trouvée sur le net
.. merveilleusement glacial, franchement, je suis à bout de souffle lorsque je termine ma lecture, tant elle m'a tenue en haleine...
Je la relis maintenant en écoutant "mutter" (une découverte)...
Et je deviens toi, dans cette brume, je vacille aussi, j'ai froid...
Arwen, c'est un joyau!
http://ktizeb.centerblog.net
La nuit peut être glaciale et cacher pourtant un coeur survivant...Et c'est cette braise qui sans doute t'a permis de tenir et de revivre... Tant de chemin parcouru depuis la date de ce poème à la limite du monde vivant...
Mais tu es là, toujours, et heureusement...
Et avec toujours autant de bijoux à nous faire lire...
Bises émues...
http://loukristie.centerblog.net
C'est époustouflant ma belle, on t'imagine, errant dans la nuit, désespérée !
Enormes bisous d'amitié.
Mary Cherby.
http://marycherby.centerblog.net
c'est beau et noir à la fois! quelle déclaration imagée post morthem! ou imaginaire? ou peut être les deux? bravo!
http://alinstinct.centerblog.net
Ma Charlinette,Il faut parfois passer par certaines étapes plus ou moins intenses, plus ou moins longues, pour s'investir dans les mots des autres.
Un tel poème méritait que je me sois plongée corps et âme dans ce ressenti pour en saisir la douloureuse beauté.
Aujourd'hui, elle est parlant comme l'écho d'un cri que je connais, et dont je souhaiterais que personne ne puisse en toucher ne serait-ce que son ébauche.
Je t'envoie des rayons de lumière, comme de doux baisers posés sur ton front.
Ton Arthurette
http://pantherspirit.centerblog.net
Ecrit d'une beauté sensible. Emouvant et secouant. J'aime vraimenthttp://anarchistar.centerblog.net
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